La vie 2 Roméo

 

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Mercredi 28 mai 2008
"Franchement, je suis magnifique et le manteau, il me va mieux qu'à toi."

"Moi qui est toujours voulu avoir un manteau doublé fourrure"

Dimanche 25 mai 2008
Comme l'a justement dit Alphonse Allais (écrivain et humoriste français)  : "Lorsque tu vois un chat de sa patte légère laver son nez rosé, lisser son poil si fin, bien fraternellement, embrasse ce félin. Moralité : s'il se nettoie, c'est donc ton frère."

"Je vous préviens tout de suite, en tant que félin, personne ne me roule de pelle !!!"
Mercredi 21 mai 2008
"J'ai la rock'n roll attitude, le Stade de France n'a qu'à bien se tenir !!!"

"C'est vrai que dans l'attitude et avec un peu d'imagination, on dirait le chanteur d'AC/DC (tout est dans la patte en fait) ".

Lundi 19 mai 2008
 "Quand je vois cet air vif et intelligent, je me dis que je ressemble aux grands prédateurs tapis dans leur tanière."

"Perso, je ne vois pas le grand prédateur (tout juste une tortue vue sous cet angle) et encore moins l'air vif et intelligent..."

Dimanche 18 mai 2008
Le petit chat
 
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.
 
Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.
 
Quand il s'amuse, Il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.
 
Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
la frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe; et dès lors il est à son affaire
Et l’on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.
 
Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.
 
Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.
 
Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.
 
Edmond Rostand,
Musardises
 

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